Récit Coranique Épisode 9 : Ahl Al-Kahf (Les compagnons de la Caverne)
Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de l’Univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager.
Vous rappelez-vous de notre slogan “A la lumière du Coran nous vivons” ? Avec nos récits de tous les jours, nous nous rapprochons du Coran pas à pas.
Aujourd’hui, notre récit au sujet de jeunes gens à peine sortis de l’adolescence nous montrera comment Allah peut changer le monde pour une seule personne qui porte le message. Nos jeunes ne doivent pas se sous-estimer, ce récit est pour eux. Une personne qui prend le bon chemin attire avec elle dix, puis quinze, puis mille autres et ainsi de suite … Les prophètes et les leaders étaient tout seuls à leur début. Et pourtant, Allah a changé la face du monde pour eux.
Ce qui est plus impressionnant encore est le fait que les jeunes gens dont nous raconterons l’histoire aujourd’hui sont des personnes ordinaires, ni prophètes ni adeptes. Ils nous font comprendre que celui qui veut voir le monde sous un aspect particulier commence à se former lui-même.
Dans une ancienne histoire chinoise un homme était entrain de lire son journal où, en première page, figurait la carte de la Terre entière. Et furieux d’être incessamment interrompu par son jeune enfant, il déchira le journal en mille morceaux et le jeta. Se rappelant ensuite que le premier puni était lui-même, il dit à son fils : “Comme punition, tu remettras toutes les pièces de la page du journal telles qu’elles étaient.” Cinq minutes plus tard, l’enfant revint avec la page en ordre et le père étonné lui demanda comment il avait fait. L’enfant répondit : “Lorsque tu lisais, je regardais au dos de la page un visage humain dessiné. J’ai trouvé alors plus facile de recomposer la page du côté du visage.”
Cette histoire souligne le même sens que nous disions plus haut : “Le monde peut être recomposé par un seul visage”.
Notre récit aujourd’hui donne un exemple de cette idée avec six ou sept jeunes gens de moins de vingt ans. Ils voulaient réformer leur société et leur pays par amour pour Allah qui changea les lois de l’univers pour eux. Nous les connaissons sous le nom des compagnons de la Caverne (Ahl Al-Kahf).
Ce récit est un miracle coranique et une preuve de la prophétie du Messager d'Allah (bpsl). Les mécréants de la Mecque voulaient à tout prix prouver qu’il était menteur. Ils envoyèrent `Oqba Ibn Abou Mou`ayte et An-Nadr Ibn Al-Hârith chez les rabbins juifs leur demander ce qu’ils pouvaient poser au Prophète (bpsl) comme questions difficiles auxquelles il ne pourrait répondre et prouver qu’il n’est pas prophète.
Les Juifs ne voulurent pas lui poser de questions au sujet d’histoires racontées par la Torah et l’Évangile supposant que quelqu’un les lui auraient racontées. Ils en posèrent au sujet d’un évènement arrivé après leur apparition et cent cinquante ans après la venue du Messie (Jésus).
Munis des questions, les Qouraïchites s’en allèrent demander au Prophète (bpsl) de les informer au sujet de jeunes gens et de leur dire quel était leur nombre et combien de temps ils avaient disparus. Le Prophète (bpsl) promit de leur répondre le lendemain et oublia de faire suivre sa promesse par la formule “S’il plaît à Allah”. La révélation tarda alors à venir quinze jours et les Qouraïchites exultaient. Pourtant, ce retard est encore une preuve de la prophétie du Messager d'Allah (bpsl) puisqu’il ne connaissait pas l’histoire qu’il allait bientôt raconter.
Quinze jours plus tard, ces versets furent révélés : “ Penses-tu que les gens de la Caverne et d'ar-Raquîm ont constitué une chose extraordinaire d'entre Nos prodiges? * Quand les jeunes gens se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent: «Ô notre Seigneur, donne-nous de Ta part une miséricorde; et assure nous la droiture dans tout ce qui nous concerne» … …” du verset 9 au verset 30 de sourate Al-Kahf (La Caverne), Allah révèle l’histoire de ces jeunes hommes.
Bien que les Juifs n’avaient posé que deux questions, Allah nous a raconté toute l’histoire pour nous faire profiter de sa sagesse et n’a donné les deux réponses qu’à la fin. Ils avaient demandé combien de temps les jeunes gens étaient restés dans la caverne et le verset vint dire : “ Or, ils demeurèrent dans leur caverne trois cents ans et en ajoutèrent neuf (années). " [1]
Pour leur question au sujet du nombre le Coran n’a pas été précis, il dit : “ Ils diront: «ils étaient trois et le quatrième était leur chien». Et ils diront en conjecturant sur leur mystère qu'ils étaient cinq, le sixième étant leur chien et ils diront: «sept, le huitième étant leur chien». Dis: «Mon Seigneur connaît mieux leur nombre. Il n'en est que peu qui le savent». Ne discute à leur sujet que d'une façon apparente et ne consulte personne en ce qui les concerne. " [2] Allah qui connaît tout aurait pu dire leur nombre exact mais les Juifs dans leurs livres n’étaient pas d’accord sur ce sujet et le Coran a révélé les chiffres qu’ils disaient eux-mêmes. Un défi extrême !
Le Coran insiste également sur leur âge et leur petit nombre pour nous faire savoir qu’il n’est pas nécessaire d’être un grand nombre et d’âge mûr pour recomposer la face du monde.
Leur histoire est facile à trouver sur Internet dans toutes les langues et avec beaucoup de détails. Elle a commencé cent cinquante ans après la venue du Messie et s’est déroulée sur trois cents ans jusqu’à cent cinquante ans avant la venue du Prophète (bpsl).
C’étaient des jeunes gens chrétiens. Oui, le Coran honore des gens autres que le Prophète (bpsl) et ses Compagnons, des gens loyaux, croyant en l’unicité d’Allah et adeptes d’un prophète postérieur. C’est comme si le Prophète (bpsl) disait, je ne suis pas venu détruire tout ce qui m’a précédé, je viens construire. Il préservait tout le bien édifié avant lui, les points qu’il avait en commun avec ceux qui l’avaient précédé. Voyez-vous l’esprit de coexistence ? C’est lui qui a dit : “Par comparaison aux prophètes qui m’ont précédé, je suis comme l’exemple d’un homme qui a bâti une maison belle et parfaite en omettant une pierre. Les gens admiraient cette maison et ne faisaient que tourner tout autour en disant : “Quelle belle maison, si ce n’était cette pierre qui manque. Et je suis la pierre.” [3]
Il est vrai que nous admirons plus que tout les Compagnons et que nous ne donnons pas leur part aux Chrétiens croyant en l’unicité d’Allah- Dieu unique sans fils. Le Coran nous l’apprend en mentionnant l’histoire de ces jeunes Chrétiens. Si cela semble confus pour certains, ils doivent remarquer que cette sourate commence par des versets qui réprimandent ceux qui attribuent un fils à Allah : “Louange à Allah qui a fait descendre sur Son serviteur (Muhammad), le Livre, et n'y a point introduit de tortuosité (ambiguité)! *[Un Livre] d'une parfaite droiture pour avertir d'une sévère punition venant de Sa part et pour annoncer aux croyants qui font de bonnes œuvres qu'il y aura pour eux une belle récompense. *où ils demeureront éternellement, et pour avertir ceux qui disent: «Allah S'est attribué un enfant.» * Ni eux ni leurs ancêtres n'en savent rien. Quelle monstrueuse parole que celle qui sort de leurs bouches! Ce qu'ils disent n'est que mensonge. [4]
Il faut savoir que Jésus a vécu en Palestine. Les Romains pris de peur en voyant les gens le suivre dans sa nouvelle religion, voulurent le tuer, mais Allah le fit monter au ciel alors que l’oppression des Romains continua longtemps après.
Cette oppression a marqué l’esprit des Chrétiens et leur a fait dire aujourd’hui que l’Islam les opprime. Les Musulmans de l’autre côté ont pris une attitude défensive bien que le Coran ait dit : “ Nulle contrainte en religion! …” [5] et que le Prophète (bpsl) ait mis ce verset en pratique.
Ce verset fut révélé à cause des Aws et des Khazradj, les premiers habitants de Médine, dont les enfants mouraient très souvent. Leurs mères, pensant leur éviter ce sort en les mettant sous la protection du ciel, leur donnaient la religion des Juifs de Médine. Une fois devenues musulmanes après la venue du Prophète (bpsl), elles voulurent donner à leurs enfants leur nouvelle religion de force. Ce verset fut alors révélé parce que la religion imposée par la force ne vaut rien et l’histoire que nous racontons aujourd’hui traite de l’oppression religieuse exercée par l’état sur les citoyens.
C’est l’histoire de sept jeunes hommes qui vivaient en Jordanie au temps de l’empereur romain Decius (Dèce) connu pour son oppression du peuple et sa persécution de tous ceux qui osaient proclamer l’unicité. Son peuple était pauvre, dans un état déplorable. Nos jeunes hommes décidèrent de réformer le pays et, naturellement, ils furent poursuivis et persécutés. Ils s’échappèrent et se cachèrent dans une caverne. Allah les endormit pendant trois cents ans et ils se réveillèrent pour trouver que leur réforme avait continué et que le pays était devenu comme ils l’avaient souhaité.
Decius avait recherché un vieil homme, le dernier des adeptes du Messie, pour l’exécuter. Ce dernier, sentant que sa fin approchait, s’était mis à attirer à lui des jeunes personnes à qui il pourrait communiquer sa science et sa croyance. Il en trouva six ou sept qu’il prit un à un isolément craignant les espions de Decius. Malheureusement, il mourut avant de les avoir présentés les uns aux autres.
Ibn Kathîr raconte l’histoire et dit : “ Le jour de la fête nationale, alors que tout le peuple célébrait les dieux dans la débauche et l’alcool, nos jeunes gens qui ne se connaissaient pas encore et qui ne pouvaient supporter ce genre de jouissances, se retirèrent un à un. Le premier alla s’asseoir sous un arbre éloigné et fut bientôt suivi par un autre - c’est le premier signe de la vraie foi, de se trouver incapable de demeurer dans un endroit où le péché est commis. Un à un les sept jeunes hommes se trouvèrent sous le même arbre, chacun d’entre eux se demandant ce qui avait amené les autres. Il demeurèrent silencieux jusqu’à ce que l’un d’eux rompît le silence en disant : “Par Allah, je ne me suis retiré que pour la même raison qui vous fit vous retirer.”
Je me demande ce qui empêche la jeunesse de nos jours de réformer leurs pays. Nous vivons heureusement dans des contrées où nous pouvons clamer “Il n’y a pas d’autre dieu à part Allah”, pourquoi ne pas agir positivement, pourquoi se laisser aller à la torpeur ?
Après avoir rompu le silence, les sept jeunes hommes découvrirent qu’ils étaient tous les adeptes du vieux croyant mort. Ils décidèrent alors de s’unir pour agir.
C’est ainsi que la bonne compagnie encourage au bien. Allah les a désignés par le terme “compagnons” et Il a insisté sur cette idée de la bonne compagnie en disant dans cette même sourate : “ Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d'eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n'obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. " [6]
Un proverbe dit: “Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es.” Et moi je dis : “Dis-moi qui tu fréquentes je te dirai quel sera ton avenir.” Avez-vous des amis sur qui vous pouvez vous appuyer pour faire le bien ? Sans cela pas moyen d’essayer. Rejoignez-nous sur le site www.amrkhaled.net, nous avons besoin de votre compagnie.
La compagnie des jeunes hommes ensemble dura trois cents ans et continue de nos jours puisqu’ils sont enterrés ensembles et qu’ils ont été mentionnés comme amis dans le Coran. Après s’être mis d’accord pour l’action ils avaient dit avec une ardeur sincère et non momentanée comme la nôtre qui s’éteint à la fin de l’épisode que nous suivons à la télé : «Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre: jamais nous n'invoquerons de divinité en dehors de Lui, sans quoi, nous transgresserions dans nos paroles. » [7]
Ce qui importe vraiment avec ce programme et ces épisodes, est de voir les jeunes retourner chez eux pleins de cette ardeur et cherchant une bonne compagnie avec laquelle ils commenceront des oeuvres positives utiles à leurs sociétés
Les jeunes hommes de notre histoire avaient tous les traits du vrai croyant : ils ne supportaient pas de rester dans un endroit où la débauche sévissait, ils étaient pleins d’une ardeur sincère, ils agissaient positivement et ils se souciaient de leurs compatriotes.
Par où ces jeunes hommes ont-ils commencé ? Sûrement par aider les gens dans leur vie quotidienne et par nourrir les pauvres parce que les miséreux et ceux qui ont faim ne peuvent pas entendre les prêches et les sermons avant d’avoir apaisé leur faim.
Remarquez que parmi ces compagnons, il y avait le cousin de Decius en même temps que d’autres de différentes classes sociales. Il y avait même un berger accompagné par son chien.
Les jeunes hommes s’activaient pleins d’ardeur sociale et cultuelles avec la bénédiction d’Allah qui dit : “Nous allons te raconter leur récit en toute vérité. Ce sont des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur; et Nous leur avons accordé les plus grands moyens de se diriger [dans la bonne voie]. " [8]
Faites un pas vers Allah et voyez comment Il vous récompensera. C’est lui qui dit dans un hadith qudussy : “ Celui qui se rapproche de Moi d’un empan, Je me rapproche de lui d’une coudée et, celui qui se rapproche de Moi d’une coudée, Je me rapproche de lui d’une grande distance et, celui qui se rapproche de Moi en marchant, Je me rapproche de lui au pas de trot.”
Malheureusement, Decius eut vent de l’action de nos jeunes héros et, furieux, il ordonna leur arrestation. Des gens du palais qui avaient de l’amitié pour eux coururent les prévenir. Ils refusèrent de se rendre, de faire des excuses ou de comploter un acte de violence. Ils refusèrent également de s’échapper et l’un d’eux suggéra d’aller se cacher dans une caverne où ils s’étaient réunis une fois pour discuter ensemble, pour attendre le retour du calme et reprendre leur action.
Ils devaient rapidement prendre une décision comme d’habitude avec les épreuves de ce monde qui laissent peu de temps à la réflexion. Mais celui qui adore Allah comme il faut trouve Son aide dans ces moments difficiles. C’est ainsi qu’ils décidèrent d’aller attendre dans la caverne malgré l’angoisse de l’inconnu et le peu de confort qu’ils allaient y trouver. Allah dit à ce sujet : “ Nous avons fortifié leurs cœurs …”[9]
Vous rappelez-vous de notre slogan “A la lumière du Coran nous vivons” ? Avec nos récits de tous les jours, nous nous rapprochons du Coran pas à pas.
Aujourd’hui, notre récit au sujet de jeunes gens à peine sortis de l’adolescence nous montrera comment Allah peut changer le monde pour une seule personne qui porte le message. Nos jeunes ne doivent pas se sous-estimer, ce récit est pour eux. Une personne qui prend le bon chemin attire avec elle dix, puis quinze, puis mille autres et ainsi de suite … Les prophètes et les leaders étaient tout seuls à leur début. Et pourtant, Allah a changé la face du monde pour eux.
Ce qui est plus impressionnant encore est le fait que les jeunes gens dont nous raconterons l’histoire aujourd’hui sont des personnes ordinaires, ni prophètes ni adeptes. Ils nous font comprendre que celui qui veut voir le monde sous un aspect particulier commence à se former lui-même.
Dans une ancienne histoire chinoise un homme était entrain de lire son journal où, en première page, figurait la carte de la Terre entière. Et furieux d’être incessamment interrompu par son jeune enfant, il déchira le journal en mille morceaux et le jeta. Se rappelant ensuite que le premier puni était lui-même, il dit à son fils : “Comme punition, tu remettras toutes les pièces de la page du journal telles qu’elles étaient.” Cinq minutes plus tard, l’enfant revint avec la page en ordre et le père étonné lui demanda comment il avait fait. L’enfant répondit : “Lorsque tu lisais, je regardais au dos de la page un visage humain dessiné. J’ai trouvé alors plus facile de recomposer la page du côté du visage.”
Cette histoire souligne le même sens que nous disions plus haut : “Le monde peut être recomposé par un seul visage”.
Notre récit aujourd’hui donne un exemple de cette idée avec six ou sept jeunes gens de moins de vingt ans. Ils voulaient réformer leur société et leur pays par amour pour Allah qui changea les lois de l’univers pour eux. Nous les connaissons sous le nom des compagnons de la Caverne (Ahl Al-Kahf).
Ce récit est un miracle coranique et une preuve de la prophétie du Messager d'Allah (bpsl). Les mécréants de la Mecque voulaient à tout prix prouver qu’il était menteur. Ils envoyèrent `Oqba Ibn Abou Mou`ayte et An-Nadr Ibn Al-Hârith chez les rabbins juifs leur demander ce qu’ils pouvaient poser au Prophète (bpsl) comme questions difficiles auxquelles il ne pourrait répondre et prouver qu’il n’est pas prophète.
Les Juifs ne voulurent pas lui poser de questions au sujet d’histoires racontées par la Torah et l’Évangile supposant que quelqu’un les lui auraient racontées. Ils en posèrent au sujet d’un évènement arrivé après leur apparition et cent cinquante ans après la venue du Messie (Jésus).
Munis des questions, les Qouraïchites s’en allèrent demander au Prophète (bpsl) de les informer au sujet de jeunes gens et de leur dire quel était leur nombre et combien de temps ils avaient disparus. Le Prophète (bpsl) promit de leur répondre le lendemain et oublia de faire suivre sa promesse par la formule “S’il plaît à Allah”. La révélation tarda alors à venir quinze jours et les Qouraïchites exultaient. Pourtant, ce retard est encore une preuve de la prophétie du Messager d'Allah (bpsl) puisqu’il ne connaissait pas l’histoire qu’il allait bientôt raconter.
Quinze jours plus tard, ces versets furent révélés : “ Penses-tu que les gens de la Caverne et d'ar-Raquîm ont constitué une chose extraordinaire d'entre Nos prodiges? * Quand les jeunes gens se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent: «Ô notre Seigneur, donne-nous de Ta part une miséricorde; et assure nous la droiture dans tout ce qui nous concerne» … …” du verset 9 au verset 30 de sourate Al-Kahf (La Caverne), Allah révèle l’histoire de ces jeunes hommes.
Bien que les Juifs n’avaient posé que deux questions, Allah nous a raconté toute l’histoire pour nous faire profiter de sa sagesse et n’a donné les deux réponses qu’à la fin. Ils avaient demandé combien de temps les jeunes gens étaient restés dans la caverne et le verset vint dire : “ Or, ils demeurèrent dans leur caverne trois cents ans et en ajoutèrent neuf (années). " [1]
Pour leur question au sujet du nombre le Coran n’a pas été précis, il dit : “ Ils diront: «ils étaient trois et le quatrième était leur chien». Et ils diront en conjecturant sur leur mystère qu'ils étaient cinq, le sixième étant leur chien et ils diront: «sept, le huitième étant leur chien». Dis: «Mon Seigneur connaît mieux leur nombre. Il n'en est que peu qui le savent». Ne discute à leur sujet que d'une façon apparente et ne consulte personne en ce qui les concerne. " [2] Allah qui connaît tout aurait pu dire leur nombre exact mais les Juifs dans leurs livres n’étaient pas d’accord sur ce sujet et le Coran a révélé les chiffres qu’ils disaient eux-mêmes. Un défi extrême !
Le Coran insiste également sur leur âge et leur petit nombre pour nous faire savoir qu’il n’est pas nécessaire d’être un grand nombre et d’âge mûr pour recomposer la face du monde.
Leur histoire est facile à trouver sur Internet dans toutes les langues et avec beaucoup de détails. Elle a commencé cent cinquante ans après la venue du Messie et s’est déroulée sur trois cents ans jusqu’à cent cinquante ans avant la venue du Prophète (bpsl).
C’étaient des jeunes gens chrétiens. Oui, le Coran honore des gens autres que le Prophète (bpsl) et ses Compagnons, des gens loyaux, croyant en l’unicité d’Allah et adeptes d’un prophète postérieur. C’est comme si le Prophète (bpsl) disait, je ne suis pas venu détruire tout ce qui m’a précédé, je viens construire. Il préservait tout le bien édifié avant lui, les points qu’il avait en commun avec ceux qui l’avaient précédé. Voyez-vous l’esprit de coexistence ? C’est lui qui a dit : “Par comparaison aux prophètes qui m’ont précédé, je suis comme l’exemple d’un homme qui a bâti une maison belle et parfaite en omettant une pierre. Les gens admiraient cette maison et ne faisaient que tourner tout autour en disant : “Quelle belle maison, si ce n’était cette pierre qui manque. Et je suis la pierre.” [3]
Il est vrai que nous admirons plus que tout les Compagnons et que nous ne donnons pas leur part aux Chrétiens croyant en l’unicité d’Allah- Dieu unique sans fils. Le Coran nous l’apprend en mentionnant l’histoire de ces jeunes Chrétiens. Si cela semble confus pour certains, ils doivent remarquer que cette sourate commence par des versets qui réprimandent ceux qui attribuent un fils à Allah : “Louange à Allah qui a fait descendre sur Son serviteur (Muhammad), le Livre, et n'y a point introduit de tortuosité (ambiguité)! *[Un Livre] d'une parfaite droiture pour avertir d'une sévère punition venant de Sa part et pour annoncer aux croyants qui font de bonnes œuvres qu'il y aura pour eux une belle récompense. *où ils demeureront éternellement, et pour avertir ceux qui disent: «Allah S'est attribué un enfant.» * Ni eux ni leurs ancêtres n'en savent rien. Quelle monstrueuse parole que celle qui sort de leurs bouches! Ce qu'ils disent n'est que mensonge. [4]
Il faut savoir que Jésus a vécu en Palestine. Les Romains pris de peur en voyant les gens le suivre dans sa nouvelle religion, voulurent le tuer, mais Allah le fit monter au ciel alors que l’oppression des Romains continua longtemps après.
Cette oppression a marqué l’esprit des Chrétiens et leur a fait dire aujourd’hui que l’Islam les opprime. Les Musulmans de l’autre côté ont pris une attitude défensive bien que le Coran ait dit : “ Nulle contrainte en religion! …” [5] et que le Prophète (bpsl) ait mis ce verset en pratique.
Ce verset fut révélé à cause des Aws et des Khazradj, les premiers habitants de Médine, dont les enfants mouraient très souvent. Leurs mères, pensant leur éviter ce sort en les mettant sous la protection du ciel, leur donnaient la religion des Juifs de Médine. Une fois devenues musulmanes après la venue du Prophète (bpsl), elles voulurent donner à leurs enfants leur nouvelle religion de force. Ce verset fut alors révélé parce que la religion imposée par la force ne vaut rien et l’histoire que nous racontons aujourd’hui traite de l’oppression religieuse exercée par l’état sur les citoyens.
C’est l’histoire de sept jeunes hommes qui vivaient en Jordanie au temps de l’empereur romain Decius (Dèce) connu pour son oppression du peuple et sa persécution de tous ceux qui osaient proclamer l’unicité. Son peuple était pauvre, dans un état déplorable. Nos jeunes hommes décidèrent de réformer le pays et, naturellement, ils furent poursuivis et persécutés. Ils s’échappèrent et se cachèrent dans une caverne. Allah les endormit pendant trois cents ans et ils se réveillèrent pour trouver que leur réforme avait continué et que le pays était devenu comme ils l’avaient souhaité.
Decius avait recherché un vieil homme, le dernier des adeptes du Messie, pour l’exécuter. Ce dernier, sentant que sa fin approchait, s’était mis à attirer à lui des jeunes personnes à qui il pourrait communiquer sa science et sa croyance. Il en trouva six ou sept qu’il prit un à un isolément craignant les espions de Decius. Malheureusement, il mourut avant de les avoir présentés les uns aux autres.
Ibn Kathîr raconte l’histoire et dit : “ Le jour de la fête nationale, alors que tout le peuple célébrait les dieux dans la débauche et l’alcool, nos jeunes gens qui ne se connaissaient pas encore et qui ne pouvaient supporter ce genre de jouissances, se retirèrent un à un. Le premier alla s’asseoir sous un arbre éloigné et fut bientôt suivi par un autre - c’est le premier signe de la vraie foi, de se trouver incapable de demeurer dans un endroit où le péché est commis. Un à un les sept jeunes hommes se trouvèrent sous le même arbre, chacun d’entre eux se demandant ce qui avait amené les autres. Il demeurèrent silencieux jusqu’à ce que l’un d’eux rompît le silence en disant : “Par Allah, je ne me suis retiré que pour la même raison qui vous fit vous retirer.”
Je me demande ce qui empêche la jeunesse de nos jours de réformer leurs pays. Nous vivons heureusement dans des contrées où nous pouvons clamer “Il n’y a pas d’autre dieu à part Allah”, pourquoi ne pas agir positivement, pourquoi se laisser aller à la torpeur ?
Après avoir rompu le silence, les sept jeunes hommes découvrirent qu’ils étaient tous les adeptes du vieux croyant mort. Ils décidèrent alors de s’unir pour agir.
C’est ainsi que la bonne compagnie encourage au bien. Allah les a désignés par le terme “compagnons” et Il a insisté sur cette idée de la bonne compagnie en disant dans cette même sourate : “ Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d'eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n'obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. " [6]
Un proverbe dit: “Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es.” Et moi je dis : “Dis-moi qui tu fréquentes je te dirai quel sera ton avenir.” Avez-vous des amis sur qui vous pouvez vous appuyer pour faire le bien ? Sans cela pas moyen d’essayer. Rejoignez-nous sur le site www.amrkhaled.net, nous avons besoin de votre compagnie.
La compagnie des jeunes hommes ensemble dura trois cents ans et continue de nos jours puisqu’ils sont enterrés ensembles et qu’ils ont été mentionnés comme amis dans le Coran. Après s’être mis d’accord pour l’action ils avaient dit avec une ardeur sincère et non momentanée comme la nôtre qui s’éteint à la fin de l’épisode que nous suivons à la télé : «Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre: jamais nous n'invoquerons de divinité en dehors de Lui, sans quoi, nous transgresserions dans nos paroles. » [7]
Ce qui importe vraiment avec ce programme et ces épisodes, est de voir les jeunes retourner chez eux pleins de cette ardeur et cherchant une bonne compagnie avec laquelle ils commenceront des oeuvres positives utiles à leurs sociétés
Les jeunes hommes de notre histoire avaient tous les traits du vrai croyant : ils ne supportaient pas de rester dans un endroit où la débauche sévissait, ils étaient pleins d’une ardeur sincère, ils agissaient positivement et ils se souciaient de leurs compatriotes.
Par où ces jeunes hommes ont-ils commencé ? Sûrement par aider les gens dans leur vie quotidienne et par nourrir les pauvres parce que les miséreux et ceux qui ont faim ne peuvent pas entendre les prêches et les sermons avant d’avoir apaisé leur faim.
Remarquez que parmi ces compagnons, il y avait le cousin de Decius en même temps que d’autres de différentes classes sociales. Il y avait même un berger accompagné par son chien.
Les jeunes hommes s’activaient pleins d’ardeur sociale et cultuelles avec la bénédiction d’Allah qui dit : “Nous allons te raconter leur récit en toute vérité. Ce sont des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur; et Nous leur avons accordé les plus grands moyens de se diriger [dans la bonne voie]. " [8]
Faites un pas vers Allah et voyez comment Il vous récompensera. C’est lui qui dit dans un hadith qudussy : “ Celui qui se rapproche de Moi d’un empan, Je me rapproche de lui d’une coudée et, celui qui se rapproche de Moi d’une coudée, Je me rapproche de lui d’une grande distance et, celui qui se rapproche de Moi en marchant, Je me rapproche de lui au pas de trot.”
Malheureusement, Decius eut vent de l’action de nos jeunes héros et, furieux, il ordonna leur arrestation. Des gens du palais qui avaient de l’amitié pour eux coururent les prévenir. Ils refusèrent de se rendre, de faire des excuses ou de comploter un acte de violence. Ils refusèrent également de s’échapper et l’un d’eux suggéra d’aller se cacher dans une caverne où ils s’étaient réunis une fois pour discuter ensemble, pour attendre le retour du calme et reprendre leur action.
Ils devaient rapidement prendre une décision comme d’habitude avec les épreuves de ce monde qui laissent peu de temps à la réflexion. Mais celui qui adore Allah comme il faut trouve Son aide dans ces moments difficiles. C’est ainsi qu’ils décidèrent d’aller attendre dans la caverne malgré l’angoisse de l’inconnu et le peu de confort qu’ils allaient y trouver. Allah dit à ce sujet : “ Nous avons fortifié leurs cœurs …”[9]
La caverne était étroite et sombre mais Allah l’a remplie de miséricorde tout comme la grotte Hirâ’, la grotte Thor et la corbeille où Moussa (Moïse) fut mis nourrisson. La caverne dont Allah a donné le nom à la sourate représente un carrefour entre deux direction : choisir le monde ou le message, choisir le bien ou le mal. Ainsi lorsque le Compagnon du Prophète (bpsl) Sohayb fut intercepté par les mécréants sur la route vers Médine, il dut choisir entre leur abandonner tout son argent et partir ou retourner avec eux. Il leur donna l’argent et même les habits qu’il portait. Mohammad Younès le fondateur de la Banque des pauvres a dû choisir entre sa femme et ses enfants et son projet de la banque. Il choisit cette dernière, la mission de sa vie.
Que pensez-vous que les sept jeunes hommes ont fait à leur arrivée à la caverne ? Ils invoquèrent Allah : “ Quand les jeunes gens se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent: «Ô notre Seigneur, donne-nous de Ta part une miséricorde; et assure nous la droiture dans tout ce qui nous concerne». " [10]
Un conseil bien utile : il ne faut jamais oublier que Allah dit : “ N'est-ce pas Lui qui répond à l'angoissé quand il L'invoque, et qui enlève le mal, …” [11] Au moment où toutes les issues sont obstruées, l’invocation est toujours exaucée. Allah dit dans un hadith qudussy : “Mon serviteur, appelle-Moi, tu Me trouveras. Si tu Me trouves, tu trouveras toute chose et, si tu M’oublies, tu perds toute chose.”
Nous nous demandons sûrement pourquoi Allah n’a pas laissé ces jeunes gens continuer leur bonne œuvre puisqu’ils s’activaient sincèrement. Il faut savoir que Allah aime que la victoire vienne de Lui. Nous n’avons qu’à agir avec bonne intention et c’est à Lui de nous mener au but.
[1] Al-Kahf (La Caverne) : 25.
[2] Al-Kahf (La Caverne) : 22.
[3] Rapporté par Al-Boukhari, capitre “Le sceau des prophètes”.
[4] Al-Kahf (La Caverne) : 1, 2, 3, 4, 5.
[5] Al-Baqara (La Vache) : 256.
[6] Al-Kahf (La Caverne) : 28.
[7] Al-Kahf (La Caverne) : 14
[8] Al-Kahf (La Caverne) : 13.
[9] Al-Kahf (La Caverne) : 14.
[10] Al-Kahf (La Caverne) : 10.
[11] An-Naml (Les Fourmis) : 62).
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Que pensez-vous que les sept jeunes hommes ont fait à leur arrivée à la caverne ? Ils invoquèrent Allah : “ Quand les jeunes gens se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent: «Ô notre Seigneur, donne-nous de Ta part une miséricorde; et assure nous la droiture dans tout ce qui nous concerne». " [10]
Un conseil bien utile : il ne faut jamais oublier que Allah dit : “ N'est-ce pas Lui qui répond à l'angoissé quand il L'invoque, et qui enlève le mal, …” [11] Au moment où toutes les issues sont obstruées, l’invocation est toujours exaucée. Allah dit dans un hadith qudussy : “Mon serviteur, appelle-Moi, tu Me trouveras. Si tu Me trouves, tu trouveras toute chose et, si tu M’oublies, tu perds toute chose.”
Nous nous demandons sûrement pourquoi Allah n’a pas laissé ces jeunes gens continuer leur bonne œuvre puisqu’ils s’activaient sincèrement. Il faut savoir que Allah aime que la victoire vienne de Lui. Nous n’avons qu’à agir avec bonne intention et c’est à Lui de nous mener au but.
[1] Al-Kahf (La Caverne) : 25.
[2] Al-Kahf (La Caverne) : 22.
[3] Rapporté par Al-Boukhari, capitre “Le sceau des prophètes”.
[4] Al-Kahf (La Caverne) : 1, 2, 3, 4, 5.
[5] Al-Baqara (La Vache) : 256.
[6] Al-Kahf (La Caverne) : 28.
[7] Al-Kahf (La Caverne) : 14
[8] Al-Kahf (La Caverne) : 13.
[9] Al-Kahf (La Caverne) : 14.
[10] Al-Kahf (La Caverne) : 10.
[11] An-Naml (Les Fourmis) : 62).
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